L'Université des Études de Pérouse et l'Université pour Étrangers de Pérouse ont été les seules universités à représenter l'Italie lors de la VIe Conférence des Présidents d'Université pour la Paix, qui s'est tenue le 6 août à Hiroshima (Japon) et a été organisée par l'Université de Hiroshima. Cet événement a rassemblé des recteurs et représentants d'universités du monde entier.
La présence conjointe des deux universités revêt une signification particulière pour l’Ombrie, une région où le thème de la paix est profondément enraciné : de François d’Assise à Aldo Capitini et Franco Rasetti, de la Marche Pérouse-Assise aux nombreuses initiatives actuellement promues par les universités, souvent en collaboration avec les institutions locales, tant au niveau national qu’international.
Pour le Recteur de l'Université des Études de Pérouse, Prof. Massimiliano Marianelli, «être ici ensemble revêt une valeur qui va au-delà de la simple présence de nos universités respectives, mais s’enrichit d’une volonté commune profondément liée à nos traditions historiques et culturelles, en amplifiant et renforçant la portée. Pérouse apporte en effet à Hiroshima et Nagasaki une histoire et une responsabilité particulières. C’est la terre de François d’Assise et d’Aldo Capitini, mais aussi de Franco Rasetti, le scientifique qui a refusé de participer au Projet Manhattan pour le développement de la première bombe atomique. Une histoire qui, aujourd’hui, nous demande de transformer la mémoire en responsabilité et la connaissance en un outil de dialogue et de paix».
L’Université des Études de Pérouse est une promotrice active du projet Universités, Ponts de Paix, qui a abouti le 25 février 2026 à la signature à Assise – parmi les premiers signataires figurait également l’Université pour Étrangers de Pérouse, aux côtés de seize autres universités italiennes et internationales – de la «Charte d’Assise», appelant les universités à la responsabilité de la connaissance, au dialogue et au développement de relations entre peuples et cultures. Nous adressons donc nos sincères remerciements à l’Université pour Étrangers de Pérouse et à son Recteur, Prof. De Cesaris, pour la disponibilité et la conviction avec lesquelles ils se sont engagés à porter dans le monde les idéaux de paix que nous partageons.
Pour le Recteur de l’Université pour Étrangers de Pérouse, Prof. Valerio De Cesaris, «la présence conjointe des deux universités de Pérouse à Hiroshima et Nagasaki témoigne d’une responsabilité dont l’Université doit aujourd’hui plus que jamais se saisir dans le contexte international actuel. Face à la réhabilitation de la guerre et à la logique de réarmement, les universités peuvent et doivent offrir d’autres moyens : l’éducation, la culture, la recherche et cette diplomatie culturelle qui permet de reconnaître dans l’autre non pas une menace, mais un interlocuteur. La paix n’est pas seulement un principe à affirmer, mais un processus qui se construit à travers la connaissance et la rencontre. C’est pourquoi la coopération académique internationale et la mobilité des étudiants prennent une valeur qui dépasse la simple formation : aider les jeunes à voyager pour étudier, leur permettre de découvrir d’autres langues, cultures et perspectives, c’est contribuer concrètement à réduire les distances et à créer les conditions du dialogue. C’est la responsabilité que nous ressentons particulièrement comme Université pour Étrangers et que nous souhaitons continuer à partager avec l’Université des Études de Pérouse et nos partenaires internationaux».
La mission des deux universités s’est ensuite poursuivie à Nagasaki, où les représentants des deux institutions de Pérouse ont participé aux rencontres et commémorations liées à la mémoire du bombardement atomique, poursuivant ainsi le dialogue et renforçant les liens avec le système universitaire japonais.
La présence des deux universités témoigne ainsi de la vocation internationale particulière de Pérouse et de l’Ombrie : un espace universitaire qui, à travers des institutions différentes par leur histoire et leur mission, trouve dans la paix, la rencontre des cultures et la responsabilité de la connaissance un terrain commun pour construire de nouvelles relations internationales.