Mariachiara Boldrini

Mariachiara Boldrini
Au-delà de « Trop pauvre pour être écologique » : dévoiler les mobilisations environnementales au Ghana
Le projet examine l'évolution historique des mobilisations environnementales au Ghana, en prenant comme étude de cas le conflit socio-environnemental autour du « galamsey » (extraction artisanale informelle de l’or).
Remettant en question l’hypothèse post-matérialiste, formulée notamment par Ronald Inglehart, selon laquelle les populations des régions du Sud global, économiquement défavorisées, seraient « trop pauvres pour être vertes » et peu enclines à s’engager dans l’environnementalisme, le projet analyse comment la mobilisation politique autour des questions environnementales a progressivement émergé à travers des répertoires d’action collective ancrés localement, qui ne sont pas toujours pleinement reflétés par la catégorie des « mouvements sociaux environnementaux » telle que conceptualisée dans les sciences politiques euro-américaines.
D’un point de vue théorique, le projet explore dans quelle mesure ces mobilisations expriment des conceptions des relations homme-nature qui vont au-delà du paradigme dominant de la durabilité au sein du débat international, en s’appuyant notamment sur des approches intégrant les savoirs indigènes ou traditionnels et les perspectives associées à l’écologie décoloniale.
Afin de favoriser l’interaction entre acteurs locaux, ONG et réseaux environnementaux internationaux, la recherche examine également le rôle croissant des stratégies de plaidoyer numérique déployées par les mouvements environnementaux ; des outils qui ont joué un rôle déterminant dans de nombreux exemples de mobilisation politique de la jeunesse sur le continent africain.
Intérêts de recherche
Études africaines - Écologie politique - Études des mouvements sociaux - Théorie décoloniale - Activisme numérique